• L'histoire de Gladys...

    Elle est arrivée, un soir dans notre vie. Je la revois, adorable peluche ornée d'un gros noeud rouge,
    Pendant 11 ans, elle sera un grand rayon de soleil dans ma vie.

    L'histoire de Gladys...

    Elle avait bien sa propre panière mais préférait celle de la chatte Emilie qui avait 6 mois de moins qu'elle.

    L'histoire de Gladys...

    Si bien qu'Emilie la prendra pour sa mère, la tétant et que Gladys fera une grossesse nerveuse.
    Emilie était si attachée à elle que lorsque nous revenions d'une sortie , la laissant seule à la maison, elle faisait fête à Gladys, nous ignorant totalement.
    Si attachée à elle que lorsque Gladys nous quittera , elle la suivra de très près...

    L'histoire de Gladys...

    Gladys était boulimique, elle mangeait n'importe quoi. Il fallait surveiller. Elle comprenait quand on lui disait  "qu'est ce que tu as pris? ". Détournant la tête, serrant les dents, elle était prise en faute. Quand je dis n'importe quoi c'était autant la feuille d'endive qui m'avait échappé que le boulon qui traînait. Un jour dans les selles, je vais même retrouver une balle de ping pong étalée comme une crèpe.

    L'histoire de Gladys...

    On dit que les chiens n'ont pas  la valeur du temps, que l'on parte une heure ou plusieurs heures , ils ne feront pas la différence... peut-être  pour ce genre de situation car Gladys, aussi extraordinaire que cela puisse paraître, il y avait une situation  où elle faisait cas de l'heure...et du jour.
    Gladys regardait la télé, quand je dis " regardait", elle suivait certains films ou émissions.
    Quand Gladys voulait nous faire comprendre quelque chose, elle faisait le loup...en principe c'était pour un joujou égaré  sous un meuble.
    Et ce dimanche, la voila qui fait le loup.
    Elle fait le loup devant la télé.
    Et ben oui, le dimanche on avait l'habitude de lui mettre "30 millions d'amis", mais en discutant avec mon frère et Freddy dans la cuisine, on n'y avait plus pensé.

    L'histoire de Gladys...

    Gladys sera bien l'unique chien  de tous ceux que nous avons eu,qui nous fera ce cinéma pour une  émission. Pourtant lorsque nous partions en vacances, elle ne reclamait pas... allez comprendre .

    L'histoire de Gladys...

    "Vive les vacances!"

    L'histoire de Gladys...

    Après la baignade,repos sur  sa serviette de plage...que j'ai toujours d'ailleurs

    L'histoire de Gladys...

    Non, elle ne dormait pas là, juste faire la curieuse

      

    L'histoire de Gladys...

    (photos de vacances en Bretagne)

     

    L'histoire de Gladys...

    Quand on revenait du travail, on avait droit  à cette vue de Gladys, qui passait la tête par la chatière la faisant ressembler à un trophée de chasse...

    L'histoire de Gladys...

     

    Son dernier Noël avec nous, Gladys déjà bien fatiguée mais plantée devant la table.

    Texte que j'ai voulu remettre en avant et dans la bonne catégorie


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  • Je ne sais pourquoi il était parmi les photos mais cela lui a permis de ne pas finir dans une poubelle. J'ai souri en feuilletant ses pages cornées. C'était un temps  où j'organisais mon budget de façon draconienne pour mes courses. Je faisais mes achats à la quinzaine avec une somme bien établie: 1000frcs . Donc pour les achats au supermarché je me devais de ne pas dépasser ce qui était sur ma liste, sachant que ce qui restait sur la somme devait servir pour les légumes ou le frais qu'il risquait de me manquer. J'ai fait cela plusieurs années. Amusant de revoir certains achats, ne serait-ce que sur le montant de la viande. Était-elle si chère? Il me semble que c'est une somme bien élevée même si nous étions 4 à table.
    Le montant des conserves aussi mais je me suis souvenue qu'à cette époque, à son ancienne entreprise Freddy n'avait pas le restaurant payé et qu'il lui fallait la gamelle chaque jour d'où des conserves de plats préparés. A cette époque, pas de gaspi, pas de produits qui se périmaient.

    Le petit carnet...

     Aujourd'hui nous ne sommes plus que 2 et les temps ont changé...mais pas totalement car si  j'ai  toujours ma liste de courses (surtout pour ne pas oublier ce qu'il manque à la maison)  les sommes ne sont plus étalées mais  je ne peux m'empêcher de compter au fur et à mesure que je remplis le chariot ... et toujours pareil, je me fixe une somme à ne pas dépasser. Et malgré cela , aujourd'hui j'arrive à avoir des produits qui se périment dans le frigo. Allez comprendre!


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  • J'aurais pu faire ce texte le 21 mais j'ai l'impression ainsi  en le créant ce 3 septembre,de me dire que 14 ans plus tôt elle était encore là.
     AZF  à Toulouse est restée l'ONIA pour  tous dans cette ville. Cette usine qui voyait se succéder de père en fils sa main d'oeuvre. Mon grand-père paternel en faisait partie. Ah, il l'aimait son usine! Il en était fier et quelque part, je suis soulagée qu'il soit parti avant... avant ce triste drame. Cela aurait été un grand chagrin pour lui car bien des employés, bien des anciens de cette usine n'ont pu se remettre de ce choc tout comme les toulousains .

    C'était en septembre, c'était son usine...

    Le voici ici dans un des ateliers de l'ONIA, le petit bonhomme au milieu avec son éternelle casquette. Il y faisait les 3 huit. Je ne l'ai jamais entendu se plaindre de ses conditions de travail. Il semble même (lui ne me l'a jamais dit) que lorsqu'il était de nuit c'était plutôt très cool au travail avec ses collègues, emmenant saucisson et bon vin d'après une tierce personne...

    C'était en septembre, c'était son usine...

    Derrière la photo j'ai vu écrit "payé". Il semble qu'elle était donc payante cette vue. Il va y rester 30 ans dans cette usine mais ce ne fut pas la seule. Un jour qu'on était sorti en promenade , il me montrera l'usine Job, une autre grande usine aujourd'hui disparue elle aussi, et me dira qu'il y avait travaillé. Tout ça fait une carrière bien longue mais c'était ainsi à cette époque. Dès son certificat d'études mon grand père était parti travailler.

    C'était en septembre, c'était son usine...

     

    Bien sûr qu'il a eu sa médaille du travail. 5 ans après il allait prendre sa retraite à 65 ans . Il n'a peut-être pas eu un poste élevé mais je sais que sa retraite était plus que correcte . 

    C'était en septembre, c'était son usine...

    Et le 21 septembre 2001 a mis fin à ce passé. Je  pensais la voir vivre encore pour bien longtemps  cette usine. Tellement habituée à la voir que jamais je ne l'ai prise en photo. Cette cassette est sortie au bénéfice des victimes . Je ne l'ai regardée que 2 fois...


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